| Agathe Solins de l’association Ni Putes Ni Soumises |
| 2 août 2006 |
Agathe Solins (AS) : C’est la première fois que Ni Putes Ni Soumises organisait un événement exclusivement consacré à l’homophobie. Même si depuis le début du mouvement, l’association s’est engagée à défendre aussi les droits des homosexuel(le)s. Pendant la Marche de 2003, qui a pris 23 villes pour étapes, il y a eu à chaque fois des débats organisés sur les thèmes des discriminations. A l’époque, nous étions surtout centrés sur les problèmes que rencontraient les filles dans les banlieues. Mais c’est aussi à ce moment-là que des gens se sont adressés à Ni Putes Ni Soumises pour signaler que les homosexuels subissaient le même genre de discriminations que les filles, en banlieue comme ailleurs. Ligne Azur : Comment est née l’idée de diffuser Banlieue Gay ? AS : Lorsque nous avons visionné ce documentaire, quelque chose nous a aussitôt sauté aux yeux. Il était fait pour être diffusé ici, à la Maison de la Mixité à Paris, parce que le discours exprimé par ces homosexuels vivant en banlieue correspondait exactement à celui qu’aurait pu tenir une jeune fille victime de discriminations et de violences. Il était évident qu’il fallait organiser quelque chose. Nous avons décidé pour cela d’utiliser les Mercredis de la Mixité, moments que nous consacrons à des conférences et des débats sur des thèmes divers. Parallèlement, nous avons organisé une exposition temporaire intitulée « Sexisme et Homophobie », qui appartient à Christian Garon et à Turbulence 77, une association qui s’occupe des discriminations d’homos en banlieue. Ligne Azur : Quel bilan dressez-vous de cette soirée ? AS : Nous avons été extrêmement surpris car il n’y a jamais eu autant de monde à la Maison de la Mixité. 150 personnes étaient présentes, dont pour une fois un petit peu plus de garçons que de filles. Nous avons dû nous déplacer dans le hall pour que tout le monde puisse voir le documentaire, diffusion qui s’est déroulée en présence du réalisateur Mario Morelli et de deux des témoins homosexuels. Ensuite, presque tout le monde est resté pour débattre durant deux heures. Ligne Azur : Comment avez-vous trouvé ce débat ? AS : Je l’ai trouvé intéressant car il ne s’est pas attardé sur une sorte de victimisation de la condition des homosexuels. Tout de suite, les gens ont essayé de trouver des solutions pour diffuser Banlieue Gay le plus possible. Le débat a été très riche. Il nous a donné beaucoup d’idées et nous attendons la rentrée pour lancer une campagne sur ce thème des discriminations des gays en banlieue. Ligne Azur : Ces actions prendraient quelle forme ? AS : Je souhaite que Banlieue Gay soit utilisé comme support pédagogique et qu’il soit diffusé en dehors de Paris intra muros, en dehors des grandes villes où les gens sont peut-être plus sensibilisés à ce genre de problème. Il est nécessaire que ce documentaire soit vu par ceux qui vivent au cœur de là où se produisent les violences et les discriminations. Je vais bientôt rencontrer un responsable d’une association gay qui veut essayer d’organiser une projection en banlieue. C’est ce dispositif que je veux mettre en place pour toucher les gens directement, pour essayer de faire évoluer les mentalités à la source. Ni Putes Ni Soumises dispose d’un réseau d’une quarantaine de comités implantés dans toute la France. Ce serait bien de créer des partenariats pour organiser une sorte de diffusion itinérante, pourquoi pas avec l’exposition « Sexisme et homophobie ». Le site de Ni Putes Ni Soumises Si vous souhaitez télécharger Banlieue gay Entretien réalisé par Alain Miguet pour Ligne Azur |
Louis-Georges Tin |
| Jean-Marie Périer auteur de "Casse-toi !" |
| Anne-Marie Guimbretière, rédactrice en chef d’Essentiel Santé Magazine |
| Philippe Castel, porte-parole de l’Inter-LGBT, pour les 10 ans du Pacte civil de solidarité (Pacs)* |
| René-Paul Leraton, fondateur de Ligne Azur |
| Louis-Georges Tin, fondateur et président de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. |
| Jean-Paul Cluzel , P.-D.G. de Radio France |
| Solange, présidente du MAG*, pour une enquête sur les jeunes trans. |
| Nicolas Noguier, président du Refuge |
| Didier Roth-Bettoni, programmateur du Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris |
| Marylène Courivaud, directrice de la communication à la Halde |
| David Auerbach Chiffrin, président de Tjenbé Rèd !* - Association LGBT rassemblant les personnes noires et métisses et leurs amiEs |
| Revendiquer pour mieux vivre La Marche des Fiertés parisienne a réuni lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels |
| Véronique Soulié, présidente de l’association Estim’ |
| Bernard Scholl, membre de la commission LGBT d’Amnesty International |
| Lucie Landuré-Zouane, en charge du programme Le Fers, destiné aux jeunes hommes en questionnement sur leur orientation sexuelle. |
| Béatrice Guéret, auteur de "Dirty Slapping", court-métrage réalisé par Edouard Molinaro (Scénarios contre les discriminations)* |
| Lionel Labosse ,écrivain, enseignant, rédacteur en chef de la rubrique Littérature jeunesse du Collectif HomoEdu |
| Pierre Verdrager sociologue, auteur de "L’Homosexualité dans tous ses états"* |
| Hugues Barthe auteur de "Dans la peau d’un jeune homo"* |
| Fernanda Como Infirmière scolaire au lycée agricole de Radinghem, Pas-de-Calais |
| Bruno Jaeger, coordinateur pour la France de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie |
| Stéphane Morel, 27 ans, de l’association LGBT Dégel, Universités de Paris 6 et 7 |
| Olivier Borel, 29 ans, président de Moove, association LGBT de Lyon |
| Thomas-Xavier Durnerin, 21 ans, trésorier de In Pride l’association LGBT des Grandes Ecoles toulousaines |
| Thomas Guiraud 29 ans, webmaster de l’association étudiante LGBT Wake Up de Bordeaux |
| Florence Fradelizi coprogrammatrice du Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris |
| Marie-Pierre Iturrioz coanimatrice du Collectif de lutte contre l’homophobie de la CGT |
| Vincent Guillot porte-parole de l’Organisation internationale des intersexes pour l’Europe |
| Philippe Castel référent FSU plate-forme lutte contre l’homophobie |
| Nicole Athéa médecin, référent médical CRIPS* |
| Louis-Georges Tin Fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie |
| Alain Parmentier Président de FLAG !, l’association des policiers gays et lesbiens |
| Jean-Paul Cluzel P.-D. G. de Radio France |
| Henri Dhellemmes directeur littéraire aux éditions H&O |
| Olivier Nostry Président d’Ex Aequo, association LGBT responsable d’une émission gay et lesbienne sur Radio Primitive à Reims |
| Hélène Secrétaire de la commission politique du Mag* |
| Christophe Botti Auteur d’"Un cœur sauvage"*, pièce sur la découverte de l’homosexualité par Mathan, un jeune garçon de 17 ans... |
| Frank Tanguy Porte-parole de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens |
| Michel Dorais Auteur avec Eric Verdier du Petit manuel de gayrilla à l’usage des jeunes* |
| Louis-Georges TIN Auteur du "Dictionnaire de l’homophobie" |
| David DIBILIO Directeur/programmateur du Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris |
| Philippe Castel Conseiller principal d’éducation, coordinateur des groupes FSU et SNES de lutte contre les LGBT phobies |
| Natacha TAURISSON Porte-parole et vice-présidente de l’Association du Syndrome de Benjamin (ASB) |
| Olivier NOSTRI Porte parole de l’association Ex Aequo à Reims |
| Cécile Robin professeur de SVT |
| René-Paul Leraton Coordinateur de Ligne Azur |