| Thomas-Xavier Durnerin, 21 ans, trésorier de In Pride l’association LGBT des Grandes Ecoles toulousaines |
| 1er février 2007 |
Thomas-Xavier Durnerin (TXD) : La situation est beaucoup plus facile à vivre aujourd’hui car l’homosexualité est entrée dans les mœurs. Dans notre association, le nombre de membres a tendance à baisser, ce que j’attribue au fait que les jeunes gays s’assument mieux. Ils se font des copains au lycée ou ailleurs, rencontrent des personnes ayant la même orientation sexuelle qu’eux. Ils rencontrent aussi de plus en plus d’hétéros ouverts d’esprit. Du coup le jeune s’épanouit, n’a pas besoin d’intégrer une association ou d’aller chercher des conseils ou du réconfort quelque part puisqu’il peut se confier plus librement. Ligne Azur : Vous ne recevez pas de jeunes en questionnement à In Pride ? TXD : Les jeunes qui ne s’assument pas comme gays, nous ne les voyons pas. C’est comme s’ils n’avaient pas besoin de nous. Ils sont intégrés à la population générale. Ils ont de moins en moins besoin d’intermédiaires pour les aider à comprendre leur orientation ou à savoir ce qu’il faut faire. L’image qu’ils ont de l’homosexualité est beaucoup plus positive qu’autrefois. Les jeunes qui viennent nous voir sont intéressés par les activités de bowling, restos, ciné ou théâtre que nous proposons. Ligne Azur : Les jeunes gays utilisent-ils beaucoup Internet ? TXD : Nous recevons beaucoup de messages électroniques pour demander des adresses de dépistage anonyme et gratuit sur Toulouse, savoir comment le VIH se transmet, les IST, etc. Des messages du genre : « J’ai eu un rapport non protégé avec un garçon, ou avec une fille puisque nous recevons aussi des messages d’hétéros. Nous leur répondons en faisant des recherches ou à partir de notre propre expérience. En revanche, nous n’avons pas encore eu de questions sur le coming out. De toute façon, je ne me sens pas capable de dire à un jeune ce qu’il doit faire. Si j’avais une question de cette sorte, je répondrais à la personne qu’elle doit analyser elle-même la situation, voir si ses parents sont aptes ou pas à recevoir cette information. Je ne pourrais pas dire : « Fais-ci ou fais-ça. », car une réponse inadaptée pourrait entraîner des conséquences graves. Je ne veux pas me sentir coupable de ça ! Ligne Azur : Néanmoins Internet est devenu un outil incontournable... TXD : Aujourd’hui Internet a complètement envahi la société et les jeunes aiment utiliser cet outil technologique pour trouver de l’information. C’est beaucoup plus simple que de contacter des lignes téléphoniques même si les numéros sont gratuits. Je suis dans ce cas-là. Je préfère aller sur des moteurs de recherche ou sur des sites spécialisés plutôt que d’appeler mon docteur pour une information médicale. Ligne Azur : Que proposeriez-vous pour faire passer l’information de manière originale sur Internet ? TXD : Il n’y aura jamais assez d’information pour ce qui est du sida. Sur Toulouse, j’ai lu que les contaminations étaient en augmentation. S’il faut faire de la prévention en plus sur Internet il faut le faire par exemple par les pop up, ces fenêtres qui s’ouvrent quand on va sur des sites. De bons pop up peuvent alerter sur les risques du sida. Même si on les ferme immédiatement, on aura au moins vu une information. La prévention sida s’adresse autant aux gays, aux bi qu’aux hétéros. En revanche, un pop up ne me semble pas pertinent pour lutter contre l’homophobie car ce serait peut-être agresser les gens si on leur dit : « Acceptez votre homosexualité » ou « Ne soyez pas homophobes ». Ligne Azur : Pourquoi le site d’In Pride n’a-t-il pas de forum comme c’est le cas pour d’autres sites ? TXD : Le site est en reconstruction. Nous allons bientôt changer d’adresse et nous aurons un chat. Nous verrons alors si ça marche ou pas. Entretien réalisé par Alain Miguet pour Ligne Azur Le site d’In Pride Lire l’interview de Thomas Guiraud, de l’association Wake Up de bordeaux Lire l’interview de Olivier Borel, de l’association Moove à Lyon Lire l’interview de Stéphane Morel, de l’association Dégel à Paris |
Louis-Georges Tin |
| Jean-Marie Périer auteur de "Casse-toi !" |
| Anne-Marie Guimbretière, rédactrice en chef d’Essentiel Santé Magazine |
| Philippe Castel, porte-parole de l’Inter-LGBT, pour les 10 ans du Pacte civil de solidarité (Pacs)* |
| René-Paul Leraton, fondateur de Ligne Azur |
| Louis-Georges Tin, fondateur et président de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. |
| Jean-Paul Cluzel , P.-D.G. de Radio France |
| Solange, présidente du MAG*, pour une enquête sur les jeunes trans. |
| Nicolas Noguier, président du Refuge |
| Didier Roth-Bettoni, programmateur du Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris |
| Marylène Courivaud, directrice de la communication à la Halde |
| David Auerbach Chiffrin, président de Tjenbé Rèd !* - Association LGBT rassemblant les personnes noires et métisses et leurs amiEs |
| Revendiquer pour mieux vivre La Marche des Fiertés parisienne a réuni lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels |
| Véronique Soulié, présidente de l’association Estim’ |
| Bernard Scholl, membre de la commission LGBT d’Amnesty International |
| Lucie Landuré-Zouane, en charge du programme Le Fers, destiné aux jeunes hommes en questionnement sur leur orientation sexuelle. |
| Béatrice Guéret, auteur de "Dirty Slapping", court-métrage réalisé par Edouard Molinaro (Scénarios contre les discriminations)* |
| Lionel Labosse ,écrivain, enseignant, rédacteur en chef de la rubrique Littérature jeunesse du Collectif HomoEdu |
| Pierre Verdrager sociologue, auteur de "L’Homosexualité dans tous ses états"* |
| Hugues Barthe auteur de "Dans la peau d’un jeune homo"* |
| Fernanda Como Infirmière scolaire au lycée agricole de Radinghem, Pas-de-Calais |
| Bruno Jaeger, coordinateur pour la France de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie |
| Stéphane Morel, 27 ans, de l’association LGBT Dégel, Universités de Paris 6 et 7 |
| Olivier Borel, 29 ans, président de Moove, association LGBT de Lyon |
| Thomas Guiraud 29 ans, webmaster de l’association étudiante LGBT Wake Up de Bordeaux |
| Florence Fradelizi coprogrammatrice du Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris |
| Marie-Pierre Iturrioz coanimatrice du Collectif de lutte contre l’homophobie de la CGT |
| Vincent Guillot porte-parole de l’Organisation internationale des intersexes pour l’Europe |
| Philippe Castel référent FSU plate-forme lutte contre l’homophobie |
| Agathe Solins de l’association Ni Putes Ni Soumises |
| Nicole Athéa médecin, référent médical CRIPS* |
| Louis-Georges Tin Fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie |
| Alain Parmentier Président de FLAG !, l’association des policiers gays et lesbiens |
| Jean-Paul Cluzel P.-D. G. de Radio France |
| Henri Dhellemmes directeur littéraire aux éditions H&O |
| Olivier Nostry Président d’Ex Aequo, association LGBT responsable d’une émission gay et lesbienne sur Radio Primitive à Reims |
| Hélène Secrétaire de la commission politique du Mag* |
| Christophe Botti Auteur d’"Un cœur sauvage"*, pièce sur la découverte de l’homosexualité par Mathan, un jeune garçon de 17 ans... |
| Frank Tanguy Porte-parole de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens |
| Michel Dorais Auteur avec Eric Verdier du Petit manuel de gayrilla à l’usage des jeunes* |
| Louis-Georges TIN Auteur du "Dictionnaire de l’homophobie" |
| David DIBILIO Directeur/programmateur du Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris |
| Philippe Castel Conseiller principal d’éducation, coordinateur des groupes FSU et SNES de lutte contre les LGBT phobies |
| Natacha TAURISSON Porte-parole et vice-présidente de l’Association du Syndrome de Benjamin (ASB) |
| Olivier NOSTRI Porte parole de l’association Ex Aequo à Reims |
| Cécile Robin professeur de SVT |
| René-Paul Leraton Coordinateur de Ligne Azur |