| Bernard Scholl, membre de la commission LGBT d’Amnesty International |
| 11 mai 2008 |
Bernard Scholl (BS) : Grâce à un réseau d’une trentaine de pays représentés à l’intérieur d’Amnesty International, notre commission s’occupe des questions LGBT dans le monde. Les membres sont coordonnés par un représentant basé à Londres qui nous envoie des informations et à qui nous relayons ce que nous apprenons sur tel ou tel pays. Notre premier devoir, c’est d’agir en intervenant par exemple lorsqu’un travesti est maltraité ou tué quelque part. Ligne Azur : Comment agissez-vous ? BS : Un de nos principaux objectifs est d’agir pour modifier la législation de par le monde car nous ne voulons plus qu’existe une législation antihomosexuelle. Nous intervenons partout, même en Europe où certains pays de l’Union ne respectent pas les règles communautaires. Organiser une Gay Pride en Lettonie ou en Pologne reste aujourd’hui une démarche très risquée. Nous allons d’ailleurs nous rendre fin mai à Riga pour la Gay Pride. Nous y étions déjà l’année dernière et ça s’est mal passé. Nous nous sommes retrouvés dans un parc coincés entre une haie de barbelés et des policiers parce que la population n’est pas très gay friendly. Dans certains pays, les violences faites aux personnes LGBT vont du harcèlement aux mauvais traitements ou à la peine capitale. En France, les membres de la commission LGBT organisent des conférences ou se rendent dans des festivals de films pour parler de la thématique LGBT. Ligne Azur : A l’intérieur d’Amnesty, comment êtes-vous organisé ? BS : La commission est composée d’un noyau d’une dizaine de personnes. Ce ne sont pas tous des Parisiens. Chaque mois, nous nous réunissons une journée entière pour discuter de tous les problèmes et de toutes les actions que nous envisageons. Nous participons à différentes commissions : juridique, enfants, femmes, etc. Nous faisons partie d’une dizaine de commissions. Nous travaillons beaucoup avec la commission femme à cause de la double discrimination dont sont victimes les lesbiennes. Elles sont discriminées parce qu’elles sont femmes et parce qu’elles sont lesbiennes. Ligne Azur : Constatez-vous plutôt des progrès ou un recul des droits des LGBT dans le monde ? BS : Personnellement, je pense que la situation s’améliore malgré tout. Les progrès sont très nets en Europe, en Amérique latine, en Amérique centrale. Plusieurs pays ou provinces fédérales disposent désormais de lois permettant des unions civiles, ou dépénalisent l’homosexualité, comme le Nicaragua il y a peu [novembre 2007, NDLR]. Dans d’autres régions du monde, il est vrai, la situation est beaucoup plus compliquée comme au Moyen Orient. Cependant des organisations travaillent sur ces questions LGBT et nous entretenons des contacts avec elles. Ligne Azur : Quelle est la situation des gays en Chine, dont on parle beaucoup actuellement ? BS : Je n’ai pas d’informations à ce sujet. Je suppose que notre bureau de Londres a plus d’informations. La section française d’Amnesty International a surtout des contacts avec le Maghreb, l’Afrique subsaharienne, surtout les pays francophones. La Chine, non. Ligne Azur : Quel est votre rôle en France ? BS : Nous travaillons surtout sur le statut des réfugiés LGBT en nous assurant que les autorités prennent bien en compte l’homosexualité comme critère pour laisser la personne rester en France. Nous travaillons en lien avec l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (Ofpra) et avec des associations comme l’Ardhis, une association mixte, qui entreprend des actions sociales, culturelles, éducatives et politiques visant à faire reconnaître en France les droits des personnes homosexuelles et transsexuelles en matière d’immigration et de séjour. Si on nous contacte pour une question de harcèlement sexuel en France, nous orientions plutôt sur SOS Homophobie, qui est spécialisé dans ces questions. Ligne Azur : Participerez-vous à la Journée contre l’homophobie 2008 ? BS : Bien sûr. Le 17 mai, à 19 h, Amnesty organisera dans ses locaux la projection du film Des dieux et des hommes, d’Anne Lescot et Laurence Magloire. Ce film parle des homosexuels haïtiens et du vaudou. Un débat se déroulera à l’issue de la projection. Entretien réalisé par Alain Miguet pour Ligne Azur Amnesty International 76, boulevard de La Villette 75019 Paris Métro Belleville ou Colonel Fabien A-t-on le droit d’être homosexuel aux Antilles ? Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, Amnesty International vous convie à une projection-débat le 17 mai 2008 autour du film Des dieux et des hommes. Comment le vaudou donne une légitimité sociale aux homosexuels. 19 h-21 h |
Louis-Georges Tin |
| Jean-Marie Périer auteur de "Casse-toi !" |
| Anne-Marie Guimbretière, rédactrice en chef d’Essentiel Santé Magazine |
| Philippe Castel, porte-parole de l’Inter-LGBT, pour les 10 ans du Pacte civil de solidarité (Pacs)* |
| René-Paul Leraton, fondateur de Ligne Azur |
| Louis-Georges Tin, fondateur et président de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. |
| Jean-Paul Cluzel , P.-D.G. de Radio France |
| Solange, présidente du MAG*, pour une enquête sur les jeunes trans. |
| Nicolas Noguier, président du Refuge |
| Didier Roth-Bettoni, programmateur du Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris |
| Marylène Courivaud, directrice de la communication à la Halde |
| David Auerbach Chiffrin, président de Tjenbé Rèd !* - Association LGBT rassemblant les personnes noires et métisses et leurs amiEs |
| Revendiquer pour mieux vivre La Marche des Fiertés parisienne a réuni lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels |
| Véronique Soulié, présidente de l’association Estim’ |
| Lucie Landuré-Zouane, en charge du programme Le Fers, destiné aux jeunes hommes en questionnement sur leur orientation sexuelle. |
| Béatrice Guéret, auteur de "Dirty Slapping", court-métrage réalisé par Edouard Molinaro (Scénarios contre les discriminations)* |
| Lionel Labosse ,écrivain, enseignant, rédacteur en chef de la rubrique Littérature jeunesse du Collectif HomoEdu |
| Pierre Verdrager sociologue, auteur de "L’Homosexualité dans tous ses états"* |
| Hugues Barthe auteur de "Dans la peau d’un jeune homo"* |
| Fernanda Como Infirmière scolaire au lycée agricole de Radinghem, Pas-de-Calais |
| Bruno Jaeger, coordinateur pour la France de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie |
| Stéphane Morel, 27 ans, de l’association LGBT Dégel, Universités de Paris 6 et 7 |
| Olivier Borel, 29 ans, président de Moove, association LGBT de Lyon |
| Thomas-Xavier Durnerin, 21 ans, trésorier de In Pride l’association LGBT des Grandes Ecoles toulousaines |
| Thomas Guiraud 29 ans, webmaster de l’association étudiante LGBT Wake Up de Bordeaux |
| Florence Fradelizi coprogrammatrice du Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris |
| Marie-Pierre Iturrioz coanimatrice du Collectif de lutte contre l’homophobie de la CGT |
| Vincent Guillot porte-parole de l’Organisation internationale des intersexes pour l’Europe |
| Philippe Castel référent FSU plate-forme lutte contre l’homophobie |
| Agathe Solins de l’association Ni Putes Ni Soumises |
| Nicole Athéa médecin, référent médical CRIPS* |
| Louis-Georges Tin Fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie |
| Alain Parmentier Président de FLAG !, l’association des policiers gays et lesbiens |
| Jean-Paul Cluzel P.-D. G. de Radio France |
| Henri Dhellemmes directeur littéraire aux éditions H&O |
| Olivier Nostry Président d’Ex Aequo, association LGBT responsable d’une émission gay et lesbienne sur Radio Primitive à Reims |
| Hélène Secrétaire de la commission politique du Mag* |
| Christophe Botti Auteur d’"Un cœur sauvage"*, pièce sur la découverte de l’homosexualité par Mathan, un jeune garçon de 17 ans... |
| Frank Tanguy Porte-parole de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens |
| Michel Dorais Auteur avec Eric Verdier du Petit manuel de gayrilla à l’usage des jeunes* |
| Louis-Georges TIN Auteur du "Dictionnaire de l’homophobie" |
| David DIBILIO Directeur/programmateur du Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris |
| Philippe Castel Conseiller principal d’éducation, coordinateur des groupes FSU et SNES de lutte contre les LGBT phobies |
| Natacha TAURISSON Porte-parole et vice-présidente de l’Association du Syndrome de Benjamin (ASB) |
| Olivier NOSTRI Porte parole de l’association Ex Aequo à Reims |
| Cécile Robin professeur de SVT |
| René-Paul Leraton Coordinateur de Ligne Azur |